Élisabeth Bruyère



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Les premières années d’Élisabeth

Élisabeth Bruyère naît le 19 mars 1818, dans le village de L’Assomption, à quelques kilomètres de Montréal.  Son père Charles a déjà quatre enfants lorsqu’il épouse une jeune fille de Sainte-Anne-de-Beaupré.  Celle-ci lui donne trois enfants, dont Élisabeth, l’aînée de cette deuxième famille.  À peine âgée de  six ans, Élisabeth éprouve une profonde douleur à perdre son père tant aimé.  Elle connaît la pauvreté et les sacrifices qui s’imposent.  Elle doit abandonner la maison paternelle et réside dorénavant à Montréal où sa mère, courageuse, s’adonne au service domestique pour faire vivre sa famille.

Élisabeth fréquente l’école des Sœurs de la Congrégation Notre-Dame, près de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.  Elle y fait sa première communion à l’âge de douze ans.

L’abbé Jean-François Caron, cousin maternel d’Élisabeth, reçoit chez lui la jeune orpheline et lui donne une telle éducation et une formation si solide que la jeune fille poursuit une carrière dans l’enseignement; déjà à cette époque, elle opte pour le service des pauvres.


Nouvelle étape

En 1839, Élisabeth entre dans la Congrégation des Sœurs de la Charité de Montréal, fondée par Mère Marguerite d’Youville et y fait profession le 31 mai 1841,  à l'âge de vingt‑trois ans.  À cette époque, on sollicite la supérieure générale, Mère McMullen, pour qu'elle fonde une communauté à Bytown (aujourd’hui Ottawa).  Le Père Telmon ne peut croire à une réponse négative.  Si Mère McMullen refuse, il tient à ce qu’elle sache que ce sont les Sœurs Grises qui sont voulues et demandées les premières.  Le 16 novembre 1844, le Conseil des douze décide que des Sœurs seront données pour cette mission à Bytown.

 

 

Fondatrice à Bytown

Pour réaliser cette fondation, on désigne Sœur Élisabeth Bruyère, qui a fait profession seulement quatre ans auparavant.  Surprise de cette nomination si inattendue, elle confie : « Si j’accepte, c’est pour rendre service à ma communauté. […] mais je ne me sens pas de vocation.  Si mes supérieures ne trouvent pas que j’ai de bonnes raisons de refuser, je laisse la décision à leur prudence; pour moi, je ne me réserve que l’obéissance. »  Trois jours plus tard, elle signe l’acte de son élection.  Élisabeth aura cette attitude toute sa vie.  Quelle force suppose une telle obéissance!

 

Érection canonique de la communauté

Le 20 février, les fondatrices sont à Bytown. Monseigneur Phelan, évêque de Kingston, profite de sa visite pastorale pour s’entendre avec le Père Telmon, o.m.i., et Mère Bruyère sur les dispositions à prendre en vue de l’érection canonique de la petite communauté.

Imbues du charisme de Mère d’Youville, Mère Bruyère et ses consœurs entendent bien continuer à Bytown l’œuvre des pauvres et le soin des plus défavorisés.  Un champ très vaste s’ouvre à leur zèle : enfants à instruire, malades à soigner, pauvres à visiter et à secourir.

 

Œuvre de l’enseignement

L’enseignement cependant est l’œuvre qui presse le plus. Mère Bruyère y avait été bien préparée par les desseins de la Providence. Une clause restreint l’enseignement aux « petites écoles ».  Mère Bruyère recourt à ses supérieures de Montréal et à Monseigneur Bourget pour obtenir un élargissement de cette clause… Tout en continuant à diriger sa communauté vers les œuvres de miséricorde, Mère Élisabeth Bruyère s’efforce de rendre compétentes, les sœurs enseignantes  même au-delà des besoins immédiats.

 

Les œuvres

La terre de Bytown est heureuse de recevoir les bienfaits de l’éducation.  L’œuvre du pensionnat ne nuit pas à l’œuvre des écoles paroissiales, ni à celle des pauvres et des déshérités, voire même des orphelins.  Mère Bruyère ouvre largement son cœur aux vieillards, aux infirmes. Le soin des malades n’est pas négligé. À vrai dire, toutes les œuvres de Montréal trouvent écho dans l’âme de Mère Bruyère.  Seule l’éducation dans les pensionnats, besoin spécifique du temps à Bytown, y est ajoutée.

 

Mort de Mère Bruyère

Mère Bruyère a donné le meilleur d’elle-même.  En juin 1875, on diagnostique une hypertrophie du cœur. Notre vénérée fondatrice entre dans la Maison du Père le 5 avril 1876, à l’âge de cinquante‑huit ans. 

La congrégation qu’elle a dirigée pendant trente et un ans compte alors quatre‑vingt‑dix‑huit religieuses.  Ses derniers mots,  « Mon bon Jésus », traduisent son abandon et résument toute sa vie.  Le corps de notre vénérée Fondatrice est conservé dans un oratoire à la Maison mère.