Sur la route

Lettres de Mère Bruyère

Lettres écrites en 1847

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À la Très Honorée Mère McMullen, Supérieure, Hôpital Général, à Montréal.

Bytown, le 15 juillet 1847

Ma chère Mère,

J'ai reçu ce soir la lettre de Sr Deschamps... elle n'est pas pour nous rassurer. Dieu soit béni... Sr Lavoie est tombée des fièvres depuis le matin, et Sr Hagan ce soir. Nos deux autres sont mieux; et je m'attends bien que d'autres encore prendront les fièvres. Le nombre des émigrés malades augmente tous les jours!  Je ne sais si nous soutiendrons: Fiat voluntas! La prière, la prière, notre unique arme et notre soutien. Priez quelque peu pour vos filles de Bytown qui prient pour vous de tout leur cœur. J'attends quelques mots de temps en temps pour nous faire savoir l'état de nos pauvres Sœurs. Ma pauvre fille Nagle, je croyais qu'elle resterait pour nous remplacer auprès de vous, pour vous soigner, et voilà qu'elle est malade à son tour. Dieu soit béni.  Si elle doit mourir, j'espère qu'elle fera profession.

Adieu, bonne Mère, je prie le Seigneur de vous conserver les forces nécessaires pour soutenir tant d'afflictions, et entretenir le courage de nos pauvres Sœurs. Adieu. Le Père Molloy a le typhus. Nous le soignons dans une de leurs maisons, à côté du couvent.

Pour toujours votre enfant,
Sr É. Bruyère main d'Élisabeth qui écrit

 

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