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Fête à Saint-JérômeAfin de souligner l’immense travail des Sœurs de la Charité d’Ottawa dans le diocèse de Saint-Jérôme, il y a grand rassemblement à la cathédrale, le 14 novembre 2010.
Une vingtaine de Sœurs s’y rendent, les Sœurs qui ont œuvré à Saint-Jérôme et les membres du Conseil provincial.
L’Eucharistie d’action de grâce et de reconnaissance est présidée par Monseigneur Donald Lapointe.
Dans l’homélie, le curé, Monsieur l’abbé André Daoust, fait ressortir le témoignage qu’a rendu les Sœurs qui ont été présentes dans la ville de Saint-Jérôme pendant 78 ans. Voici un extrait de son homélie :
« De 1932 à 2010, les Sœurs de la Charité d’Ottawa qui ont œuvré à Saint-Jérôme ont-elles aussi témoigné de leur amour du Christ en vivant le Charisme de la compassion. Saint Paul parle dans la deuxième lecture de certains croyants qui attendent oisivement le retour du Christ. Cela n’est pas le cas des Sœurs de la Charité d’Ottawa.
En 1932, on approche les Sœurs Grises pour la fondation d’un hospice-hôpital d’Youville. Durant 41 ans, les Sœurs en assument la gérance, la direction, les soins infirmiers et l’enseignement.
En 1970, on fait appel à la congrégation pour la gérance et le soin des personnes âgées et malades à l’Auberge Saint-Jérôme. Pendant 25 ans, les Sœurs s’y dévoueront.
En 1994, Monseigneur Valois fait appel à feu Sœur Lucille Gauvin comme coordonnatrice paroissiale à Notre-Dame de la Salette à Bellefeuille. Elle œuvre là pendant six ans.
De 1991 à 2010, l’Académie Lafontaine fait appel à la congrégation pour assumer la direction de l’école élémentaire et y enseigner. Six religieuses y ont travaillé.
En 1993, une religieuse a pris la direction de la nouvelle garderie à l’Académie Lafontaine.
En plus de ces responsabilités officielles, les religieuses s’impliquent en paroisse dans la liturgie, la visite des personnes âgées, la communion aux malades dans les résidences et aux personnes âgées, le service des pauvres à Sainte-Marcelle et l’enseignement de la langue française aux immigrants.
Maurice Zundel disait : “Dans une société moderne, séculière, il ne s’agit pas tellement de démontrer Dieu à coup d’arguments, mais le montrer par notre manière de vivre et d’aimer”.
Pendant 78 ans, les Sœurs de la Charité d’Ottawa, par leur charisme de la compassion, ont montré l’amour concret de Dieu pour le pauvre, le malade, l’enfant, l’immigrant. Elles ont témoigné par leur dévouement inlassable. J’en rends grâce au Seigneur et je remercie sincèrement la communauté, toutes celles qui ont œuvré à Saint-Jérôme, et en particulier toutes celles qui ont pu venir aujourd’hui.
Leur départ est une perte pour notre diocèse, même si des laïcs compétents ont pris la relève…
Puissent les membres de cette congrégation qui a essaimé dans onze pays du monde continuer à servir le Christ dans les pauvres, les malades et les abandonnés, et cela avec le même zèle, la même ardeur et le même amour désintéressé que Sainte Marguerite d’Youville de sorte que dans toutes villes et villages où il y aura des besoins criants non comblés, ont dira comme au 18e siècle : “Allez chez les Sœurs Grises, elles ne refusent rien!” »
Au moment de la procession des dons, les Sœurs qui ont œuvré à Saint-Jérôme ont présenté un symbole de leur travail.
Au moment de l’action de grâce, Sœur Rachelle Watier, animatrice provinciale, a remercié la paroisse et le diocèse au nom de la congrégation. Voici son mot de reconnaissance :
« Merci, Monseigneur, de me donner l’occasion de vous adresser quelques mots de reconnaissance et de laisser monter à la margelle de la mémoire les bons moments que nos Sœurs ont passés à Saint-Jérôme, en particulier dans cette belle paroisse et à Sainte-Marcelle. C’est un bonheur de me faire l’interprète de la Congrégation des Sœurs de la Charité d’Ottawa et des centaines de religieuses qui ont eu le privilège de travailler étroitement avec vous… On est de vieux amis puisque nous sommes arrivées à Saint-Jérôme en 1932.
Si nos Sœurs ont trouvé beaucoup de bonheur dans leur mission à Saint-Jérôme, c’est en grande partie à cause des gens sympathiques et accueillants qu’elles ont rencontrés sur leur chemin. Que ce soit à l’hospice en 1932, plus tard à l’hôpital d’Youville ou l’Auberge de Saint-Jérôme avec les personnes âgées ou malades, que ce soit à l’Académie Lafontaine avec la belle jeunesse, aux ateliers éducatifs des petites Étoiles de 3 à 5 ans, à la garderie de La petite académie Lafontaine, dans les œuvres sociales, les immigrants et les différents foyers de la région, en pastorale paroissiale, les Sœurs ont toujours retrouvé auprès de vous, des amiEs, des collaborateurs et collaboratrices qui épaulaient la mission des religieuses. Comme le dit si bien la chanson de Josh Groban : “Vous avez été le vent sous nos ailes!” Merci d’avoir été là et d’avoir été le dynamisme de notre mission. Heureusement, ni les distances, ni les années ne pourront effacer le souvenir des jours heureux vécus avec vous tous et toutes à Saint-Jérôme. Un auteur, Barrie, disait : “Dieu nous fait cadeau de souvenirs afin que nous ayons des roses en décembre.” Que de roses de toutes les couleurs nous aurons dans nos chambres! Nous les avons récoltées ici à pleines brassées!
Quand on a connu beaucoup de bonheur dans un endroit - comme c’est le cas ici – il est d’autant plus difficile de partir. Nous partons le cœur plein d’amitié, la tête pleine de souvenirs. Drôlement, nous ne partons vraiment pas. Par vous, Mère Bruyère continue à exercer le charisme de compassion auprès des pauvres, des malades, des personnes âgées, des malades et des jeunes. Partout, on recherche des cœurs aimants et des oreilles attentives. À vous de reprendre le flambeau de notre fondatrice et de nous remplacer. Merci d’avoir organisé une si belle fête… une belle délicatesse qui s’ajoute à tant d’autres et qui réchauffe le cœur pour un autre 78 hivers. Au nom de mes consoeurs, en mon nom personnel, veuillez accepter notre grande reconnaissance et l’assurance de notre prière. Ce n’est qu’un au revoir… »
Après la sortie, un vin d’honneur et un temps pour jaser avec les gens venus célébrer avec les Sœurs.
Un excellent repas prolonge les festivités.
Un gâteau de fête avec de la crème glacée pour finir le repas.
Quelques souvenirs sont partagés…
Et les Sœurs retournent heureuses d’avoir eu la chance de revoir des personnes chères et d’avoir participé à cette belle fête!
Mise à jour le
29-11-2010
© Soeurs de la Charité d'Ottawa