Cadrans solaires muraux de la Maison mère
Cadran solaire : surface où l’heure est
marquée par l’ombre projetée d’une tige (gnomon) par le soleil.
Les cadrans solaires au coin de la rue Bruyère et de la promenade Sussex datent de 1851 et sont les deuxièmes plus anciens en Amérique du Nord, après celui du Petit Séminaire de Québec.

Photo des cadrans
Le cadran sud-est sur la rue Bruyère est déclinant le matin car il est éclairé par le soleil à cette période de la journée.
Le cadran sud-ouest sur la promenade Sussex est déclinant l’après-midi car il est éclairé par le soleil à cette période de la journée.
Les deux cadrans solaires sont orientés vers le sud-ouest, c’est-à-dire non orientés vers le plein sud ni le plein ouest.
Ces cadrans solaires verticaux sont les seuls du genre dans la capitale nationale. Ils ont été subséquemment restaurés depuis 1851.
Ces cadrans sont l’oeuvre du Père Jean-François Allard, O.M.I., qui, venu de France, devint aumônier à la Maison mère. Excellent directeur spirituel, le Père Allard était aussi professeur de géographie, de géométrie et de mathématiques.
Passionné de la science, il a su choisir le site géographique précis pour réaliser son oeuvre. Les deux cadrans donnent l’heure exacte depuis 1851.

Père Jean-François Allard, O.M.I.
Aux chroniques du 29 mars 1851, Mère Bruyère écrit :
« Aujourd’hui, samedi, notre père Allard termine les deux cadrans solaires. Les hommes défont les échafauds. Ce bon Père a eu beaucoup de misère à [mener] son travail à sa fin, vu qu’il l’avait commencé tard à l’automne. » [mauvaise température... main d’oeuvre pas toujours disponible..]