Introduction
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Nous vous proposons un historique de la Congrégation, à partir des œuvres commencées par Élisabeth Bruyère, servante de Dieu, jusqu’à celles d'aujourd’hui. Une recherche qui se fait en collaboration avec les Archives des Sœurs de la Charité d’Ottawa, et en utilisant l’information qui se trouve dans les ouvrages de Sœur Paul-Émile, s.g.c. – Mère Élisabeth Bruyère et son Oeuvre et Les Sœurs Grises de la Croix d’Ottawa, Mouvement général de l’Institut 1876 à 1967 - et dans celui de M. Émilien Lamirande – Élisabeth Bruyère, fondatrice des Sœurs de la Charité d’Ottawa.
Nous regarderons les deux grands axes de nos œuvres, soit le soin des pauvres, en lien avec le charisme youvillien et l’éducation, la nouveauté à la Bruyère.
Nous commençons par l’axe du soin des pauvres qui découle directement de nos sources youvilliennes.
Élisabeth Bruyère, une enseignante depuis l’âge de 16 ans, décide d’entrer chez les Sœurs Grises de Montréal, plutôt que dans une congrégation enseignante. Qu’est-ce qui l’attire dans une congrégation qui n’œuvre pas dans le domaine de l’éducation?
Une lettre, datée du 18 mai 1839, à sa cousine Julie Dulong nous laisse pressentir son amour du pauvre. Elle écrit : « Cette sensibilité pour les pauvres qui fait le caractère des bonnes et grandes âmes. »
Le 8 février, Sr Bruyère accepte d’être la Supérieure du groupe de fondatrices de Bytown. Les annales des Sœurs Grises de la Croix, 1845 (page 21) nous laissent voir comment Sr Bruyère se sent face à cette demande:
« Si j’accepte, dit-elle, ce ne sera que pour rendre service à ma communauté. Je n’ai jamais été opposée à la fondation de Bytown, mais je ne me sens pas de vocation pour les missions. Cependant, si mes Supérieures ne trouvent pas que j’aie de bonnes raisons pour refuser, j’en laisse la décision à leur prudence; pour moi, je ne me réserve que l’obéissance, dût-il m’en coûter la vie. »
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Partie 1 : 1845 à 1876, les débuts au temps de Mère Élisabeth Bruyère
Élisabeth Bruyère accepte la mission de Bytown. Une mission pour laquelle les annales des Sœurs Grises de la Croix, 1845 (page 6, décembre 1844) nous laissent pressentir qu’elle avait un grand intérêt lors de la préparation d’un bazar pour prélever des fonds pour la mission de Bytown :
« La sœur chargée de la salle des orphelines, Sr Bruyère, se distingua entre toutes, par son zèle et l’intérêt qu’elle portait à cette fondation. » Elle dira elle-même à une des fondatrices « je ne sais pourquoi, mais je me sens un cœur de mère pour les fondatrices de Bytown. »

Ce n’est que le 8 février 1845 que Sr Bruyère acceptera d’être du groupe des fondatrices, à titre de Supérieure!

Le 19 février 1845, Sœur Bruyère quitte Montréal avec ses compagnes de fondation : Sœurs Éléonore Thibodeau, Rodriguez et Saint-Joseph, ainsi que Élisabeth Devlin, postulante, et Mary Jones, aspirante.


Le groupe arrive à Bytown le 20 févier 1845

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A – Axe : Le soin des pauvres, en lien avec le charisme youvillien
B - Axe : L’Éducation, la nouveauté à la Bruyère (à venir)
La lettre d’obédience de Monseigneur Bourget, le 12 février 1845, met de l’emphase sur l’esprit qui doit être sauvegardé dans cette nouvelle mission :
« Que le Seigneur, nos très chères Filles, vous remplisse de l’esprit de votre Vénérable Fondatrice. N’oubliez point que vous allez prêcher dans un pays lointain, par la pratique des vertus religieuses. »

Dans une seconde lettre, le 15 février 1845, Monseigneur Bourget donne des recommandations aux nouvelles fondatrices. En voici une qui nous aide à voir l’importance de l’attachement à la congrégation mère :
« 7° Entretenir avec la Maison Mère les rapports les plus tendres et les plus intimes. Prendre tous les moyens possibles pour que le temps et l’éloignement ne refroidissent point cette union. Regarder la fondation que l’on a à faire comme une branche qui doit toujours être unie au tronc, pour en recevoir la sève qui produira des fruits de vie en son temps. »
Sa lettre se termine avec ses souhaits qui les gardent dans l’esprit youvillien :
« Telles sont les principales règles que je vous conjure de bien méditer; elles assureront la prospérité du nouvel établissement de charité dont vous charge la divine Providence. N’oubliez jamais que Notre Seigneur a bâti son Église sur la pauvre Crèche de Bethléem. Ne craignez point petit troupeau, parce qu’il a plu à Votre Père de vous donner son royaume, en vous confiant cette œuvre de miséricorde. »


Le lien qui doit être maintenu avec le charisme youvillien est clair. Élisabeth Bruyère saura garder bien vivant son amour du pauvre dans toutes ses œuvres.
À l’intérieur de l’axe du soin des pauvres, nous retrouvons le domaine de l’aide aux pauvres, que nous pouvons appeler aujourd’hui les services sociaux, et le domaine des soins de la santé. Au temps d’Élisabeth Bruyère, ce sont deux domaines qui s’entremêlent souvent. Nous avons choisi de les regarder séparément.
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1 – Les services sociaux : aide aux pauvres
2 – Les soins de la santé (à venir)