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Élisabeth Bruyère
Son histoire
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Contexte socio-économique de Bytown à l'arrivée des Soeurs |
Vers Bytown …
En 1845, le père Adrien Telmon, o.m.i., alors curé de Bytown, constate la situation sociale déplorable dans laquelle végètent ses ouailles. Il frappe chez les Sœurs Grises de Montréal afin d’obtenir de l’aide pour les besoins de sa paroisse. Sœur Élisabeth Bruyère, membre actif de la Congrégation des Sœurs Grises de Montréal depuis 1839, est mandatée pour cette mission. En acceptant de quitter sa chère maison de Montréal, Sœur Bruyère, alors âgée de 26 ans, avance vers l’inconnu, confiante en la Providence qui la conduit. Elle arrive donc à Bytown le 20 février 1845, avec trois Sœurs professes, une postulante et une aspirante à la vie religieuse, pour fonder une nouvelle communauté de Sœurs Grises.
Mais à quoi ressemble Bytown ?
Situé dans le canton de Nepean et chef-lieu du comté de Carleton, Bytown est apparemment le Far West du Canada. En 1832, l’agglomération compte 150 petites maisons et, en 1841, la population est passée à plus de 3 000 habitants. Située aux confins du Haut Canada et du Bas Canada, dans l’axe de communication des rivières Rideau et des Outaouais, la ville est le point de rencontre des travailleurs de chantier. La région devient rapidement le point central du commerce de bois.
Selon les témoignages de certains observateurs de l’époque, il existe à Bytown une désorganisation telle qu’on n’y retrouve peu d’écoles et qu'on ne dispose d’aucune institution de soins de santé et, surtout, d’aucun service d’ordre public. Le mélange des langues et des nationalités ne favorise en rien la cohérence et l’organisation sociale dans ce milieu en développement. Ainsi, de nombreuses tensions sociales surgissent entre les ethnies - Anglais, Français, Irlandais, Amérindiens - et en plus des tensions religieuses entre catholiques et protestants.
Avec les Oblats de Marie-Immaculée qui la réclament pour cette fondation, Mère Élisabeth Bruyère va partager la mystique des défricheurs et va collaborer à mettre sur pied un diocèse et toute une province ecclésiastique en ouvrant les œuvres sociales : service des pauvres, éducation de la jeunesse, soin des malades, visite des prisonniers et soulagement des autres misères rencontrées.
Cf. Émilien Lamirande Élisabeth Bruyère Fondatrice des Sœurs de la Charité d’Ottawa 1993
Lettre du Père Michel Froc o.m.i., prêtre aumônier de la Maison mère en 1876

Cette lettre décrit la situation de Bytown
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