En 1977, à la demande de Monseigneur Joseph-Aurèle Plourde, alors archevêque du diocèse d'Ottawa, l'introduction de la cause de canonisation d'Élisabeth Bruyère a été accordée par la Congrégation pour les Causes des Saints, au Vatican.
En 1999, la Positio a été déposée à cette Congrégation. Il s'agit d'un document qui démontre l'héroïcité des vertus pratiquées par la candidate à la canonisation. Quel sens donner à l'expression "héroïcité des vertus"? Il ne s'agit pas d'actes particulièrement onéreux ou difficiles, ni de la présence de dons mystiques ou de phénomènes étrangers à la nature humaine. Les actes posés peuvent être ceux de la majorité des personnes, des actes simples de la vie courante, des actes propres à tel ou tel état de vie. La manière de les accomplir révèle un motif surnaturel de foi, d'espérance et de charité. Cette disposition vertueuse doit être maintenue avec constance, en dépit des obstacles et difficultés rencontrés au long de la vie. Il ne s'agit pas d'impeccabilité, d'absence de fragilité, mais d'une attitude d'âme dominante et confirmée à travers le comportement de la personne. Il faut ajouter à ces caractéristiques la présence de gratuité avec laquelle la serviabilité, la générosité sont pratiquées.
Depuis que la Congrégation pour les Causes des Saints a accusé réception de la Positio, une première partie de l'étude en a été faite. Et le rapport a été affirmatif.
Présentement, il est nécessaire que soit obtenu un miracle que la Congrégation pour les Causes des Saints reconnaîtrait comme authentique et vraiment attribuable à l'intercession de la Servante de Dieu. De quoi s'agit-il, quand nous mentionnons le mot "miracle"? Il s'agit de la guérison, relativement subite et stable, d'une maladie reconnue incurable par les médecins.